Valoriser, Encourager et Inciter les citoyens à s'engager dans des programmes d'agriculture en ville déjà existants ou à inventer !

Auteur/autrice : admin_auml

Lille&nbsp : découverte du concept BOKASHI ou compostage en ville

Sara et Dylan sont les ambassadeurs à Lille d’une initiative originale qui connaît déjà un certain succès à Toulouse et Bordeaux notamment. Ils se déplacent en vélo-cargo pour déposer chez les adhérents de l’association Récup’ des bio-seaux destinés à être remplis avec les déchets de cuisine à mélanger à des micro-organismes également fournis qui fermenteront en anaérobie c’est à dire sans air d’où l’importance du couvercle. A l’ouverture, seule l’odeur des derniers déchets entreposés est perceptible car le Bokashi, pratique en appartement,  n’émet aucune odeur.

Sont exclus les liquides, excréments, cendres, papier, coquilles de fruits de mer, aliments moisis pour laisser place uniquement aux épluchures de fruits et légumes, restes d’aliments cuisinés y compris restes de viandes ou  poissons, coquilles œufs, produits laitiers, pain, fleurs fanées. Les micro-organismes efficaces fournis par sachets sont un assemblage constitué de bactéries actives de levures ou encore de champignons dont le rôle est déterminant dans le process de transformation ! Ils se présentent sous forme de petits granulés de la taille de grains de blé.

La manipulation est simple et pour optimiser les résultats, il faut alterner les ingrédients jetés avec une couche de micro-organismes efficaces et tasser le tout à chaque ajout.

Une fois le panier rempli il est échangé avec un nouveau panier et ainsi de suite. La matière organique collectée est acheminée chez les  partenaires agricoles qui se chargent alors de l’enterrer à l’endroit de leurs futures cultures ce qui a pour objectif de revitaliser leurs sols. Le réseau de partenaires est en cours d’élaboration car il s’agit d’équilibrer les apports des particuliers avec des utilisateurs situés de préférence en zone péri-urbaine.

Plus d’infos – recup-nord@gmail.com –  https://www.recup-compostage-urbain.fr/ –  06 49 19 31 78

Wambrechies : une rencontre pour mieux connaître les objectifs locaux de Terre de Liens

Terre de Liens exerce une veille foncière attentive consistant à repérer des terres mobilisables pour des projets agro-écologiques, les faire acquérir par les outils financiers du mouvement (foncière et fondation) pour les soustraire du marché spéculatif et les mettre à disposition d’une nouvelle génération de paysans dans le cadre de baux ruraux environnementaux. Ces terres de plus en plus rares en métropole lilloise sont précieuses pour les maraîchers. Un hectare est une surface suffisante pour qu’un maraîcher puisse vivre de ses productions en approvisionnant les marchés locaux.

Hugues Trachet dispose d’un terrain à Wambrechies qu’il cultive en bio depuis trois ans, mis à sa disposition par les propriétaires de la ferme Coutelle comportant 900m2 de serres, ce qui lui permet d’assurer la livraison hebdomadaire de légumes pour 68 adhérents d’une AMAP de Villeneuve d’Ascq. Seul salarié, la charge de travail est importante et il est souvent aidé par des bénévoles. Il est sur le point de bénéficier d’un terrain de 3 ha à Villeneuve d’Ascq où il réside : un terrain de cultures traditionnelles mis à disposition par la municipalité via un bail rural environnemental reconductible ce qui lui laisse l’opportunité de creuser quelques mares et planter haies et arbres pour favoriser le retour d’une indispensable biodiversité propice à la présence d’auxiliaires. Les pratiques qu’il compte mettre en place à savoir un couvert végétal permanent servant aussi d’engrais vert lui permettront une reconversion en bio assez rapide. Sa compagne quant à elle compte se spécialiser dans une production de petits fruits à partir d’essences locales donc adaptés au territoire. Un ambitieux projet qui devrait répondre non seulement aux attentes des adhérents de l’AMAP mais d’approvisionner aussi d’autres circuits courts.

Crédit photos  VivaCitéS HdF 

Une initiative de permaculture humaine à Roubaix

Roubaix, ville où l’industrie textile florissante jusqu’au milieu du siècle dernier a laissé place à de vastes espaces à l’abandon après les fermetures successives des usines autour desquelles les quartiers ouvriers s’étaient formés. Dans le quartier du Cul de Four, quartier où le chômage est de l’ordre de 60%, une friche située à proximité de l’école Mère Térésa et du Collège Sainte-Marie est en passe de se transformer grâce à un projet de permaculture humaine. De quoi s’agit-il ?

Quelques jardins partagés sont installés sur une partie de la friche, concession accordée par la SEM Ville Renouvelée en charge de la rénovation urbaine où des courées (habitations agglutinées autour d’une cour) ont été rasées pour cause d’insalubrité. Le reste de la friche consiste en un vaste espace à l’abandon devenu « territoire » de personnes en grande précarité.

Mettre en œuvre un projet de permaculture humaine pour tenter de recréer des liens avec les riverains, faire émerger un peu de bien-être dans une enclave en déshérence est certainement  un énorme défi à relever mais, avec le soutien des élus de la ville et la ténacité des membres de l’association Permaculture humaine, les premiers jalons étaient présentés le 16 septembre 2021 aux adhérents de l’association Vivacités.  

Peu avant le jour de la visite, les containers qui abritaient les outils et matériaux pour créer un poulailler ont été incendiés, ce qui révèle la tension entre ceux qui veulent garder la main sur un territoire qu’ils considèrent comme «le leur» et la détermination nécessaire pour les porteurs du projet à vouloir le poursuivre.

L’idée première est de faire en sorte que les quelques jeunes qui viennent se renseigner et acceptent de participer à un atelier soient rétribués : le bénévolat n’est pas de mise dans ce quartier car il s’agit de valoriser l’engagement pour donner envie d’aller peut-être plus loin en ayant accès à diverses actions et développer des compétences qui pourraient permettre d’accéder à des formations puis des emplois.

La création d’un poulailler sur une partie de la friche offre dans un premier temps la perspective de divers ateliers tels que la vannerie pour tresser les clôtures à partir de câbles amassés sur la friche, créer des composteurs à partir de palettes de bois récupérées, mais d’autres ateliers qui ont lieu aussi au centre social pour partager et réaliser des recettes, apprendre à confectionner des bocaux pour conserver des légumes parfois en abondance et gaspillés : la volonté est que, dans chaque atelier, filles et garçons participent ensemble.

Située à proximité de l’école primaire et du collège, la friche, en se transformant ouvre non seulement une perspective pédagogique mais aussi une opportunité de créer des contacts entre parents voire peu à peu du lien social autour d’événements festifs à venir.

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Deux jeunes « services civiques » ont été engagés par l’association Permaculture Urbaine en charge du projet de réhabilitation de la friche pour contribuer à susciter l’envie de faire, l’envie d’apprendre. L’une est étudiante en médecine et axera sa mission sur le bien-être et la sensibilisation à l’écologie, l’autre prépare un master en agriculture urbaine : la réhabilitation d’une friche lui donne l’opportunité de se frotter à une réalité inattendue. Ses conseils, ses essais, propositions seront  précieux pour réaliser des plantations d’arbres et peut-être, selon l’état des sols, relancer une production à portée de mains.

Un autre projet est en passe de voir le jour grâce au soutien de l’ADEME  -Agence de la Maîtrise de l’énergie –  Il a permis l’acquisition de trois vélos cargo pour collecter les restes des cantines ou de restaurants de la ville.

Il s’agit ici d’écologie urbaine à laquelle participe un ensemble d’acteurs dont des urbanistes aménageurs, des élus, des jeunes volontaires, les personnels des services sociaux, des bénévoles associatifs  mais aussi et surtout  des habitants et leurs enfants. Le but n’est pas de produire pour vendre des denrées mais de susciter l’envie de se former pour éventuellement rejoindre des structures périurbaines qui fournissent les clients d’AMAP ou autres débouchés.

Plus d’infos – aline@souslesoleilexactement.fr 

Le jardin-ressource des Saprophytes

C’est un jardin ouvert et collectif, un jardin respectueux du sol, des plantes, des hommes et des animaux où il fait bon partager du temps dans une ambiance conviviale.

Né en 2015 il s’inspire des pratiques de la permaculture au sein d’un espace appartenant à la ville de Lille. Son objectif premier est d’être un jardin ressource où l’essentiel est de créer du lien dans un quartier populaire  en transmettant des savoirs dans un souci de réciprocité  et de partage. Il est unique sur la commune de Fives près de Lille.

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Un poumon vert menacé résiste ! Le hameau des Muchaux proche de Lambersart

En dix ans, près de 1 500 hectares de terres agricoles – l’équivalent de 2 000 terrains de foot – ont disparu sur le territoire de la MEL : une « irrésistible bétonisation » pour répondre aux appétits du monde économique, au nom de l’attractivité du territoire, carrefour européen. Les années précédentes des hectares avaient déjà été sacrifiés au nom de l’étalement urbain pour répondre aux demandes de logements pavillonnaires à proximité de la ville centre.

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Le projet de ferme urbaine au Fort de Mons-en-Baroeul

Fleuron de l’architecture militaire, le fort de Mons-en-Baroeul a été magnifiquement restauré en 2004 dans le cadre de Lille capitale européenne de la culture. Dès lors, il est devenu un lieu de partages de cultures et d’émotions où se retrouvent les amateurs de patrimoine, des arts et des lettres, de concerts… et d’espace naturel. Il connait une fréquentation en constante augmentation grâce aux divers équipements dont il est doté.  Il y reste de vastes espaces non utilisés aujourd’hui, deux cours, des tunnels, en plus, éventuellement, les douves et, à l’extérieur du Fort, les espaces dits « la plaine du Fort ».

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Quand l’élevage urbain d’insectes vient au secours du réchauffement climatique

Parler d’agriculture urbaine, c’est s’interroger sur notre alimentation et notre capacité à nous alimenter auprès de fermes de proximité. Dans notre région, qui dit ferme urbaine pense immédiatement aux légumes, puis dans un second temps aux fruits mais saviez-vous qu’il est également possible d’envisager des solutions locales pour nos apports en protéines ? C’est là que les insectes trouvent toute leur place !

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La Ferme urbaine du Trichon : un projet innovant en plein coeur de Roubaix

La première a choisi qui frappe quand on arrive sur le lieu, c’est un sentiment d’espace … et pourtant, on est dans un quartier au coeur de Roubaix!

La Ferme Urbaine du Trichon s’est construite en plusieurs étapes et elle a un bel avenir à l’avenir !

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Tout commence avec la Coopérative Baraka qui ouvre ses portes en 2012. Le bâtiment bioclimatique est en bois et en paille, et héberge un restaurant (où l’on mange très bien d’ailleurs ;-)).

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Vous aussi, cultivez votre petit jardin en permaculture en pleine métropole !

Si vous souhaitez entretenir un jardin collectif selon cette pratique, si vous voulez développer votre propre jardin pour devenir autosuffisant, il y a  fort à parier que l’exemple présenté ici deviendra vite source d’inspiration pour vous.

Allons faire un petit détour dans la banlieue de Rouen, avec l’exemple de Joseph Chauffrey, qui, sur un espace en ville de 150m2, a réussi à devenir quasiment autosuffisant, sur une petite surface, en pleine ville.

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Le bonheur est dans le « Pré »

Quand je me suis installée dans le quartier, je ne l’ai pas tout de suite repéré… Il faut dire que ce jardin porte bien son nom !

« Muché », derrière l’église Saint Maurice des Champs, le jardin communautaire du Pré Muché dans le quartier lillois de St Maurice Pellevoisin est une petite oasis en plein cœur de ville, dans laquelle on se sent tout de suite bien dès lors que l’on sait où le trouver!

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