En dix ans, près de 1 500 hectares de terres agricoles – l’équivalent de 2 000 terrains de foot – ont disparu sur le territoire de la MEL : une « irrésistible bétonisation » pour répondre aux appétits du monde économique, au nom de l’attractivité du territoire, carrefour européen. Les années précédentes des hectares avaient déjà été sacrifiés au nom de l’étalement urbain pour répondre aux demandes de logements pavillonnaires à proximité de la ville centre.

A l’heure de l’adaptation aux effets du changement climatique, les objectifs changent et les terres agricoles redeviennent attractives au titre de leur fonction première à savoir nourrir les habitants via des circuits courts plutôt que de faire venir des légumes spécifiques de notre terroir d’Espagne : les poireaux par exemple  !

Les petites surfaces maraîchères réunies en point de ventes directes connaissent un regain d’intérêt de la part de consommateurs avertis, cherchant la qualité de produits de saison. D’ailleurs le PLU2 en cours de validation a été remis en cause par le préfet pour préserver des terres agricoles dans la zone des champs captant au détriment de nouveaux projets d’urbanisme. En d’autres secteurs, des surfaces préemptées pour accueillir des activités tertiaires  ont été gelées et soumises à de nouvelles négociations.

Après des années de résistance, un territoire a réussi pour le moment à garder sa vocation agricole au détriment d’un vaste projet immobilier. Le hameau des Muchaux proche de Lambersart est un poumon vert constitué de terres agricoles fertiles et encore cultivées qu’il serait regrettable de sacrifier alors que, par ailleurs, d’autres lieux existent pour accueillir un projet immobilier.

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