Agriculture urbaine Métropole Lille

Valoriser, Encourager et Inciter les citoyens à s'engager dans des programmes d'agriculture en ville déjà existants ou à inventer !

Catégorie : metropole européenne de lille (page 1 of 2)

Un bel exemple à suivre de jardin partagé en entreprise : « Mons Exempl’air » à Mons-en-Baroeul

Cela se passe à Mons-en-Baroeul, chez AG2r La Mondiale et c’est un projet inspirant qui existe depuis maintenant 2 ans que nous avons le plaisir de vous partager !

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Après l’expertise des terrains et un bilan faune flore qui s’est révélé riche et varié, l’association ma Na.é et plus particulièrement Benoit Deveycx, paysagiste jardinier conseil, met en œuvre le projet dès le printemps 2017.

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Quand l’élevage urbain d’insectes vient au secours du réchauffement climatique

Parler d’agriculture urbaine, c’est s’interroger sur notre alimentation et notre capacité à nous alimenter auprès de fermes de proximité. Dans notre région, qui dit ferme urbaine pense immédiatement aux légumes, puis dans un second temps aux fruits mais saviez-vous qu’il est également possible d’envisager des solutions locales pour nos apports en protéines ? C’est là que les insectes trouvent toute leur place !

 

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Que je vous explique au travers de l’exemple de Minus Farm, sur Marcq en Baroeul qui, avec une simple surface de 10m2, arrive à « produire » suffisamment de protéines (à partir d’insectes) pour l’équivalent d’une famille de 4 personnes.

Qui sont ces insectes ?

Grillons, ténébrions et criquets sont élevés et nourris dans cette ferme du 21ème siècle. Les insectes sont alimentés en partie avec du son d’épeautre, en provenance de la région. Le son est un coproduit constitué par l’enveloppe du caryopse, séparée de l’amande des céréales. Lors de la mouture des céréales, le son fait partie des résidus obtenus après séparation de la farine par tamisage. Des fruits sont également donnés aux insectes, à partir des invendus de la biocoop du coin et enfin, des bambous du jardin viennent régaler les criquets.

 

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Avec une telle alimentation, locale et saine, nos insectes sont bons à être dégustés…. Et là, vous risquez de tiquer en pensant que c’est curieux de manger des insectes. Et pourtant, de nombreuses populations à travers le monde ont recours aux insectes pour leurs apports en protéines. Et quand on y regarde de plus près, l’impact écologique plaide en la faveur des insectes !

 

La métropole Européenne de Lille facilement autosuffisante en protéines !

Finie la déforestation au Brésil pour produire en masse du soja qui viendra alimenter notre bétail, finies les flatulences des bovins qui contribuent également au réchauffement climatique, finies ces quantités folles d’eau nécessaire à l’élevage du bétail…..maintenant, on passe au « tout local ». En faisant un petit calcul, sur la base d’une population de plus de 1,1 millions d’habitants sur la métropole, il nous faudrait une surface de près de 400 hectares pour produire, grâce aux insectes, tout ce dont nous avons besoin d’un point de vue protéines.

 

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400 hectares, c’est rien à l’échelle d’une métropole. Dans le cas de Lille, ce serait 0,7% du territoire de la métropole que nous devrions consacrer à l’élevage d’insectes. Et si nous étions vraiment malins, nous pourrions envisager, comme l’a pensé un moment la ville de Stockholm, d’utiliser des grands ronds points pour les transformer en fermes d’insectes destinés à l’alimentation !

 

Tout cela peut paraitre utopique mais pourtant, voilà sous nos yeux, grâce à Minus farm, des vraies solutions locales qui peuvent réduire fortement notre empreinte environnementale et puis, si vous hésitez à gouter un jour aux insectes, pour avoir essayé, je peux vous garantir que c’est plutôt bon !

D’ailleurs, pour noël, c’est une idée de cadeau originale, non ? ça se passe ici et c’est de l’ultra local! Bonne découverte 😉

La Ferme urbaine du Trichon : un projet innovant en plein coeur de Roubaix

La première chose qui frappe quand on arrive sur le lieu, c’est un sentiment d’espace …. et pourtant, on est bien dans un quartier au coeur de Roubaix !

La Ferme Urbaine du Trichon s’est construite en plusieurs étapes et a devant elle un bel avenir auquel vous pouvez aussi contribuer !

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Tout commence avec la Coopérative Baraka qui ouvre ses portes en 2012. Le bâtiment bioclimatique est en bois et paille, et héberge un restaurant (où l’on mange très bien d’ailleurs ;-)) ainsi que des salles de séminaires. Régulièrement, des rencontres débats sont également organisés dans cet endroit où l’on se sent bien !

En 2015, la Coopérative Baraka signe avec la ville de Roubaix une convention d’occupation transitoire du parking désaffecté qui lui fait face. L’idée est d’installer une petite terrasse commerciale et de lancer un jardin partagé avec le quartier. En 10 mois, une quarantaine d’habitants transforment petit à petit, chaque vendredi, cet ancien parking en ferme urbaine.

 

 

Avec des espaces de jardins partagés entourés de palettes, des toilettes sèches, des bacs à compost ou encore des systèmes de récupération de pluie, on comprend vite ici que l’on est sur un espace faisant appel à l’ingéniosité des habitants/fermiers urbains, dans une démarche de récupération et de ré-emploi de matériaux disponibles .

 

 

Ce qui est intéressant, c’est que la dynamique à l’œuvre sur le jardin partagé donne des idées et des envies collectives. Au delà des 3 000m2 du parking désaffecté, pourquoi ne pas imaginer une ferme urbaine sur les 6 000m2 de la friche contigue et même dans les locaux voisins que l’Université de Lille vient d’abandonner?

C’est là qu’un monde des possibles s’ouvre pour une ferme urbaine particulièrement innovante et véritable laboratoire des solutions de demain !

Pour visualiser l’espace potentiellement disponible voici une vue d’en haut des différents espaces …..y’a de quoi faire, non?

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Vous le voyez, le projet est en pleine élaboration et toutes les bonnes volontés et initiatives sont les bienvenues.

D’ailleurs, profitez de la fête organisée sur le site, ce dimanche 2 juillet, pour échanger avec les fermiers urbains du Trichon et pourquoi pas, venir vous aussi apporter vos idées et votre énergie à ce projet plein d’avenir ! 

Rendez-vous entre 11 et 18 heures, Dimanche 2 juillet, 20 rue de Sébastopol, à Roubaix !

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